12 avr. 2014

Pont à Mousson 2014 nicheur

PàM Les Prémontrés :
09h40 : Mâle adulte sur un pilastre sous la corniche inférieure du coin sud-ouest de la tour Sud. Des couinements par intermittence. Femelle invisible.
09h57 : Il décolle et vole très bas, sous le sommet des arbres du parc des Prémontrés et semble vouloir se percher sur un coin de gouttière du toit de la nef côté ouest mais y renonce. Il termine d'où il a décollé.
10h15 : Décollage du mâle. Cette fois il se perche sur la même gouttière, face ouest et plus proche de la face sud du corps de la tour sud. Une femelle apparaît, qui décolle. Le mâle prend sa place et s'installe en position de couveur, disparaissant dans le creux de la gouttière. La femelle se perche sur la corniche supérieure de la tour sud.


Le dos du mâle, en train de s'installer
Pas eu le temps de dégainer l'appareil plus rapidement


Localisation de l'aire

Va pas falloir qu'il pleuve des masses dans les temps à venir...

 

9 avr. 2014

Siestes diurnes

Ce soir, vers 18h00, j'ai surpris la femelle, postée sur la flèche, en train de s'adonner à des séries de courtes siestes, allant pour la plus longue jusqu'à 5 minutes environ. Je n'avais encore jamais remarqué ce comportement en plein jour.



Les observations précédentes indiquent que l'incubation est en cours. Compte tenu des dates, l'éclosion, si elle n'a déjà eu lieu, devrait être imminente.


Immature du 31 mars

Le passage d'un immature est très souvent noté et remarqué par les observateurs locaux. A cette occasion les pèlerins sont bruyants, car les adultes refoulent systématiquement l'immature.
J'ai finalement réussi à localiser le nichoir par un détail qui aurait du me sauter aux yeux depuis février. Il est dans le clocheton sud. L'hypothèse d'une ponte à même le sol est donc invalidée. L'exposition au sud n'était pas souhaitée, mais l'étroitesse du couloir compensera, je l'espère, le problème d'une surchauffe en plein midi...dans l'attente d'une délocalisation , cet automne, dans le clocheton Est.

 

7 mars 2014

Nichoir version 3.0

 


1- Montage des cornières


2-Grillage robuste


3-Ombrière


4-Moustiquaire


5-Planches


6-Vu de dessous

Aucun coût, ce sont des matériaux de récupération.
L'ensemble est démontable

24 févr. 2014

Etat des lieux

L'état de l’intérieur du clocher s'est fortement dégradé suite à la présence d'au moins une 15aine de couples de pigeons bisets nicheurs. En commun accord avec le curé de la basilique, nous avons convenu de clore l'accès du clocher qui depuis 2004 laissait l'accès par le clocheton Sud aux Faucons pèlerins afin qu'il s'y reproduisent....mais aussi l’accès aux pigeons. Le nichoir a simplement été déplacé dans l'entrée du clocheton Est. Charge aux pèlerins de le trouver, ou d'aller nicher ailleurs.

Bilan des observations de ces derniers jours :
Les accouplements se poursuivent ainsi que les pariades et offrandes du mâle. Si le site de la basilique est bien fréquenté, la cathédrale au centre ville est délaissée, les pigeons locaux y retrouvant leurs habitudes sur des postes depuis longtemps abandonnés à cause de la présence régulière, mais non permanente des pèlerins durant cet hiver. Certains postes, sur le clocheton Est ou proche de celui-ci sont fréquentés mais pour le moment aucune entrée directe n'a été relevée. Ce n'est qu'une question de temps et de patience, malgré une entrée du mâle observée dans le clocheton Sud. Le mâle défend son territoire en effarouchant les bisets et ramiers cantonnés en extérieur. Tous les éléments d'une reproduction dans la basilique sont réunis, laissant présager une ponte sur ce site. Mais l'expérience des années précédentes nous a appris à être très circonspecte, tant qu'une observation ferme n'a pas été réalisée.
La femelle est tous les soirs à son dortoir favoris (au pied du chat) et le mâle en affut de chasse nocturne. Celui-ci m'ayant même gratifié d'une observation de pariade nocturne !

 

20 déc. 2013

Toul, installation d'une plateforme de repro

09h45 : La femelle adulte est en poste Tour Sud face Est puis décollage en chasse Sud Ouest.

11h20 à 12h00 : Installation d'une plateforme de repro au dernier étage tour Nord côté Est.





Le substrat est composé de coquille d'huitre concassée, étalée dans un bac carré de 90cmX90cm et 20 cm de profondeur. Cette plateforme et faite de planches de pin de récupération de 2cm d'épaisseur. Le fond, du panneau de bois aggloméré hydrofuge, est régulièrement percé de trou pour l'évacuation éventuelle des eaux de pluie. L'ensemble est simplement posé à même le sol ; son seul poids suffit à sa stabilisation. Son prix : une 10aine d'euros, l'achat des 25 kg de coquilles d'huitre.
Projet LOANA/LPO54.

 

11 déc. 2013

En attendant l'installation d'un couple


Une demi douzaine de contact FP durant tout le mois de novembre ont été faits par W.Thomas. Observateur local, il suit actuellement la présence de cette femelle adulte hivernante. L'association LOANA et la LPO 54 ont en partenariat décidé d'installer une plateforme d'accueil si éventuellement un couple venait à se fixer sur ce site. Elle sera installée avant les fêtes de fin d'année dans le dernier étage de la tour Nord.
Cette plateforme, n'attirera pas un couple. Elle supplée seulement à une zone sans substrat adéquat, faisant suite à une visite de la cathédrale qui s'est effectuée le 04 novembre dernier. Un couple s'installera sur ce site s'il le décide de lui-même, substrat adéquat ou pas. En milieu anthropique, c'est le site qui fixe un couple, pas le substrat. Expériences faites sur la majeure partie des sites lorrains occupés par l'espèce.


La femelle adulte au 1er novembre 2013

La visite du 04 novembre a été riche d'informations. Elle a montré qu'au moins une femelle adulte y avait pris ses quartiers d'hiver de façon irrégulière par la présence de nombreuses carcasses récoltées dans les hauteurs de la cathédrale. Grêbes castagneux et Râles d'eau, migrateurs principalement nocturne, sont au menus.



22 juil. 2013

Colombo vs pèlerino ... philes

 Le billet précédent a créé un certain intérêt. Une internaute hollandaise, après avoir pris contact avec moi afin d'obtenir l'immatriculation complète de la bague du pigeon voyageur (PV), a retrouvé les propriétaires en les informant sur la fin tragique de leur pigeon.

Extrait de sa réponse :
Les propriétaires de “ton” pigeon étaient plutôt relax, ils m’ont dit: “Dommage, mais bon, c’est la nature”.

Une part des colombophiles n'est pas aussi fermée.

Après quelques échanges mails, nous avons précisé le parcours de ce PV. Appelons le "NL-2012-19...". Il a été lâché lors d'un concours international, organisé pour les colombophiles hollandais à Épernay (F), dans la Marne. Il devait rejoindre son colombier à Kerkrade (NL), une petite ville proche des frontières allemande et belge, soit à 250 km à vol de PV en ligne directe. Nous recherchons encore la date exacte du lâcher que nous avons cerné autour de fin avril/début juin. "NL-2012-19..." a été capturé par le couple de faucon pèlerin de ND de Lourdes à Nancy. Or Nancy n'est pas du tout sur le trajet de ce concours. En effet, au lieu de prendre dés Épernay une direction même approximative Nord-Est, celui-ci s'est retrouvé à 160 km environ, direction Est-Sud-Est (!). Conclusion : Cet individu, qui plus est, pigeon de concours s'est manifestement trompé de trajectoire. Sur Nancy, il était irrémédiablement égaré.


  En rouge, le trajet théorique supposé , en jaune, le trajet effectif supposé

Il serait osé de généraliser chaque cas de prédation sur du PV à des individus perdus, mais en l'absence de toute autre information, nous devons tenir compte de cet argument dans le conflit qui oppose colombophile et pèlerinophile. Chercher à connaitre l'origine des PV prédatés pour quantifier les diverses raisons de capture est une démarche qui ne peut que permettre d'argumenter sur des bases solides. Une démarche scientifique ne peut que prévaloir sur l’obscurantisme (d'un côté comme de l'autre) et est le meilleur des services à rendre aux pèlerins.